L'île au trésor

L'île au trésor

 

 

 

L’île au trésor

 

 

 

Regarde à l’horizon où plongent les nuages

 

Dans ce jour cotonneux soyeux comme la neige

 

Tu verras émerger une barque vieillotte

 

A son bord une femme, cherchant l’île au trésor

 

 

 

Dans ses yeux des étoiles s’allument une à une

 

Là-bas dans le lointain se dessine un mirage

 

C’est lui, elle en est sûre, son amour de printemps

 

Qui vient à sa rencontre toutes rames dehors

 

 

 

 

 

Mais Éole, ce vaurien souffle dans tous les sens

 

Pour tenir à distance ces deux marins d’un jour

 

Cherchant  de tout leur cœur à rejoindre le havre

 

Nid de leur poésie, cocon de leur plaisir

 

 

 

La houle qui s’élève, met les vagues en tumulte

 

Soulevant sous leur force les barques cahotantes

 

Ils vont mourir bientôt dans l’écume bruissante

 

Se quitter pour toujours sans espoir de retour

 

 

 

Heureusement pour eux, Neptune, le Dieu des mers

 

Commande à ses dauphins : allez sauver ces gens !

 

Ces poètes courageux méritent d’être ensemble

 

On ne peut séparer ces deux âmes jumelles

 

 

 

Les joyeux cétacés, frétillent des nageoires

 

Nez en l’air, vigoureux, ils montent à la surface

 

Le ressac bat leurs flancs mais rien ne les arrête

 

En ami des humains ils partent à l’attaque

 

 

 

Un matin, sur la plage de l’ile au trésor

 

Un homme et une femme s’éveillent doucement

 

Ils se tiennent la main, ils sont venus ensemble

 

Pour vivre enfin la paix si longtemps désirée

 

 

 

Les blessures, peu à peu, guérissent et puis s’effacent

 

Laissant en souvenirs de fines stries d’or

 

Leur rappelant combien leurs vies étaient sordides

 

Quand éloignés de l’autre, ils y pensaient sans fin

 

Il nous faut bien l’admettre, l’un sans l’autre on n’est rien.

 

 

 

Bernadette

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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