la marionnette

 

 

 

La marionnette

 

 

 

La marionnette s’élève sous les doigts de l’artiste

Bouge les pieds ou les bras au rythme de son choix

Mais un jour les ficelles brûlent sous les paillettes

Qui fuient le bel habit, démasquant le support

Révélant les faiblesses du beau marionnettiste

Qui se voulait le maître de son polichinelle

Son pouvoir et son charme savaient dompter la chose

Qui sous ses mains habiles répondait à ses ordres

 

 

Les cordes une à une s’effilochent et se cassent

La marionnette descend doucement vers le sol

Sa fierté étouffée par toutes les brimades

Qu’elle accepte en silence pour rester dans son ombre

Ou goûter quelques fois aux miettes qu’il lui jette

En signe d’encouragement à toujours approuver

Va, fonce, ne te laisse pas avoir par ces gens-là

Mais devant moi, tais-toi, écrase-toi, c’est comme ça.

 

 

Le maître en a perdu jusqu’au sens de l’humour

Tout compris à l’envers, mais ne l’avouera pas

En guise de représailles, il ignore sa chose

Lui préférant les fauves et leurs belles cages dorées

Le vieux polichinelle rassemble son cuir râpé

Agité d’un sursaut tout seul il se redresse

Ses ficelles sous le bras, il secoue les paillettes

Que l’autre recollera pour cacher ses faiblesses.

 

Bernadette

 

 

 

 

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