La page blanche

 

 

 

La page blanche

 

Dieu que c’est embêtant et combien fatigant,

Quand la muse nous joue des tours à sa façon.

Qu’on se retrouve seule devant son écritoire

Penser à elle tout l’temps n’arrange en rien choses,

La peur de la page blanche est là devant nos yeux

Qui clignent et qui s’efforcent de trouver prestement,

Quelques mots harmonieux pour gratter le papier

Qui tout en nous narguant reste inerte à jamais.

Quand donc reviendras-tu? toi la belle insoumise,

Retailler mon crayon, rendre ma plume agile,

M’aider à exprimer toutes ces phrases qui me hantent,

Mais que sans toi mon coeur refuse d’exprimer.

Tu dois bien t’amuser de me voir malmener,

Sans arrêt toutes ces pages aussitôt effacées.

Pourquoi l’écrivaillon que je suis ne peut-il,

Rien faire d’appréciable quand l’absence le mine?

Pourtant, il faudra bien que j’y arrive seule

Que mon âme se libère pour s’envoler enfin,

Vers des cieux accueillants où la rime est facile.

Délivrée des tourments, j‘écrirai comme jamais.

Plus besoin de crier: "viens vite à mon secours",

Pas moyen d’ effacer, ce sera indélébile.

Tiens, voilà que ma main tout à coup se décide,

C’est gagné, elle veut bien sans toi se défouler,

J’espère de tout mon coeur que la cuvée soit bonne,

Cache donc ton sourire moqueur et ironique,

Oui, ça va, je l’admets, c‘est en pensant à toi,

Que la page s’est noircie, que ma main à tremblé.

Bernadette

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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