Le coeur lapidé

 

 

Le cœur lapidé

 

Même s'il ne l'aime pas, pourquoi vouloir tuer
Les rêves d'une femme qui n'avait que tendresse
Amitié et douceur, tant de choses à donner
A un être lointain noyé dans sa faiblesse

Elle y pense sans relâche et elle ne comprend rien
Au froid qui l'emprisonne et qui la désespère
Elle y croyait si fort, elle pensait que demain
Luirait comme une étoile pour éclairer l'amer

Il faudrait qu'elle admette que tout était faussé
Que derrière tous ces leurres, il n'était que désert
De ses beaux souvenirs, elle doit tout effacer
De ce silence opaque, il fait figure d'expert

Dans sa vie en solo, sans ami et sans gloire
Plus un mot, pas un geste pour la réconforter
C'est donc que tout cela n'était que jeu de foire
Le respect des coutumes, la convivialité

Soubresauts de fierté se tarissent les larmes
La rage qui l'habite la pousse vers d'autres ports
C'est là que sans vergogne elle fourbira ses armes
Elle ne peut rester seule à pleurer sur son sort.

Loin des yeux, loin du cœur, vérité toute nue
Lapide son espoir de le revoir un jour
Se casse le ressort, si au bout de la rue
Personne ne l'attend pour la fin du parcours.

Bleus à l'âme du poète ne guérissent jamais
Laissant des cicatrices carmin et insolentes
Plume trempée dans le sang de ces vers au rabais
Habiteront toujours les rêves de l'amante.

Bernadette

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