Le figuier m'a dit

Le figuier m’a dit

 

 

Le figuier résonnait des plaintes de douleur

Torturant ton sommeil d’un triste rêve amer.

Une nuit triste et froide, animée de noirceurs.

Nimbée des rayons d’une lune mégère

 

Moi, je ne dormais pas, j’écoutais attentive

L’arbre me racontant ta vaste solitude

J’avais le cœur serré et l’âme fugitive

Noyée du chagrin d’une immense inquiétude.

 

Il te disait malade et seul comme jamais

Rongé par les regrets des souvenirs anciens

Dans ta tête en fusion le film se déroulait

Te rappelant combien si fort était le lien.

 

Il me disait aussi que ton ventre en furie

N’avait aucun répit sous les torsions du mal

Je ne suis pas croyante, mais tout mon être crie

Des prières pour qu’enfin te quitte l’infernal.

 

Puis le figuier maudit m’a susurré des mots

« Ingrate, m’a-t-il dit, tu joues l’indifférente

Pourquoi le laisses-tu seul avec son fardeau ?

Envoie-lui un poème, sois donc un peu clémente ».

 

Alors comme une enfant, indécise, j’ai pensé

A la peine éprouvée si durait le silence

Si mes strophes tombaient dans l’oubli détesté

Sans un signe de toi, abominable absence.

 

Quoi qu’il se soit passé, quoi qu’il se passe encore

Je serai toujours là pour adoucir ta peine

Du sombre de la nuit, au rose de l’aurore

Coulera pour toujours de l’amour dans mes veines.

 

« Bien, m’a dit le figuier, me voilà rassuré

Tu es restée la même, malgré tous les orages

Continue d'espérer que tout va s'arranger

Regarde dans le ciel, il cherche ton nuage ».

Bernadette

 

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