le silence renégat

Le silence renégat

 

Un silence absolu, même aux heures les plus fraîches
Un silence qui torture, qui met le cœur en miettes
Un silence qui la tue un peu plus chaque jour
Dialogue de sourds sans langage de signes

Et pourtant ce silence tel un vieil horloger
Met les pendules à l'heure, amplifie la torture
Qui lui lamine l'esprit en foudroyant son âme
D'une douleur imbécile ruinant son insouciance

Malgré tout, le chagrin veut nier l'évidence
Aveuglé à jamais par l'envie inconsciente
D'encore vouloir rêver à d'autres lendemains
Qui tariront les larmes de ses yeux orphelins

Rendue aveugle et sourde, l'infâme connerie
Se nourrissant de peu, imbécile mendiante
De quelques mots jetés comme on lance une aumône
Qu'elle dévore goulument comme un précieux festin

Relation attiédie pour cause de canicule
La pousse dans l'hiver bien avant la saison
Son cœur est triste et froid, devient hémorragique
Et s'écoule tristement la sève du bonheur.

Noyée dans la noirceur du doute qui l'étreint
Elle s'étiole, elle se fane, en pensant à demain
Il la disait plus forte encore que prévu
Sans lui, elle n'est vraiment qu'une poupée perdue

Fais sonner son portable quand la lune rafraichit
Elle te rappellera, elle boira tes paroles
Elle sait bien que pour toi le climat est malsain
Mais elle, c'est le silence qui lui met l'âme en berne

Et qu'importe le moment, même s'il fait nuit noire
Tu ne risqueras pas de lui briser un rêve
Tu seras le héros chassant ses cauchemars
Quand l'aube l'éveillera du doux son de ta voix

Bernadette

 

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire
 

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site