Le soleil mort

 

Le soleil mort.

Du soleil plein les yeux quand je parlais de toi
Disaient, émerveillés, les gens qui m'écoutaient
Maintenant, c'est l'orage qui éclaire mes prunelles
Je m'étiole et je meurs, devant tout ce néant

Je me débats toute seule, sans m'accrocher à rien
Je vague dans la nuit, seule avec mes fantômes
C'est bien fini le temps de ma belle insouciance
Je sombre dans le noir de la désespérance

Pourquoi me faire subir les affres de l'absence?
Moi qui ne désirais qu'un peu de ta chaleur
C'est une peau de chagrin qu'il me reste à trainer
Sur les sentiers battus de ma déconvenue

Petit cœur d'amadou ne désire qu'aimer
Attendant en retour juste un peu d'amitié
Pour réchauffer le triste d'une destinée cassée
Par tous les mauvais coups qu'elle a dû essuyer

Pourtant s'il le fallait, je recommencerais
L'histoire à son début pour pouvoir revenir
Gouter à ta présence, prendre un bain de jouvence
Créer des souvenirs qui me feraient rêver

Prisonnière à jamais d'un sinistre silence
Je me contenterais de quelques mots gentils
Du timbre de ta voix si précieuse à mon cœur
Hélas tu ne veux pas, je ne suis rien pour toi.

Je t'attends tous les soirs depuis bientôt trois mois
L'espoir fait vivre dit-on, moi, il me démolit
Je t'attendrai encore sans le moindre reproche
Il te suffit pour ça, de dire me revoilà.

Moi, je te répondrai la voix un peu cassée
Ouiiiii, mon cœur, je suis là, je n'attendais que toi
On peut recommencer, l'histoire n'est pas finie
Quel bonheur ce sera, alors, appelle-moi.

Bernadette

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