Moi, l

Moi, la folle

Je suis née à Chettia, des mains d'un Algérien
Qui sait sculpter mon corps d'une façon brûlante
Jamais, je n'aurais cru, moi qui ne savais rien
Devenir enfin femme, à la passion ardente

Je ne sais pas pourquoi, je ne sais pas comment
Rien qu'à te regarder le désir me dévore
Une envie de caresses, un besoin de moments
Où le plaisir nous tue, en murmurant encore

Haletants, affamés, l'invasion recommence
Quand des lèvres et des mains nous repartons en chœur
Chercher le petit point, la faiblesse qui relance
Notre appétit d'amour, notre chasse au bonheur

Tu vois quand j'écris ça, je sens monter en moi
Quelque chose de doux, quelque chose de fou
Hélas, tu n'es pas là, renaît mon désarroi
Mes idées se bousculent et tout redevient flou

Vieille folle grisée, oserai-je espérer
Que tu me merdes un peu, que tu sois amoureux
De moi, de ma folie, à jamais incrustée
Dans mon cœur d'amadou, qui te veux juste heureux.

Bernadette

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