Par-delà le trépas

Par-delà le trépas

Tous mes jours se ressemblent, ils sont vides à pleurer
Et mes nuits s’effilochent, je n’ose plus rêver
Plus rien n’a d’intérêt, je suis triste à mourir
Ce qui faisait ma joie n’est plus que souvenirs

Lorsque dans mon sommeil ton image apparaît
Je gémis comme une veuve et puis tu disparais
Commence la galère des questions en cortège
Pourrissant mes journées, pénible sortilège

Que fait-il, où est-il, pourquoi me laisse-t-il
M’enfoncer tristement, marécage imbécile
Où je reste engluée attendant son passage
Cultivant l’espoir fou d’un fabuleux message

L’écran reste muet, la toile mystérieuse
M’arrache des soupirs et le chemin se creuse
De tous nos grands projets, il ne reste plus rien
Mon errance grandit, reviens, tends-moi la main

Cela fait de longs mois que j’attends, que j’espère
En léchant mes blessures, redouble mes prières
La souffrance infligée, me taraude, me détruit
Je ne sais plus que faire, il est profond le puits

Aux parois sans tendresse où tu m’as reléguée
Dans ce cloaque infâme tuant notre amitié
Poète, qu’as-tu fait de mon si grand ami ?
Tu sais, l’homme de là-bas qui était si gentil

Celui qui ne voulait jamais me faire souffrir
Qui voulait plus que tout, toujours me voir sourire
Où s’en est-il allé mon tendre confident ?
Sans lui, je ne suis plus qu’un amas de tourments.

Je ne reviendrai plus au pays de mon cœur
Je ne reviendrai plus me saouler de douceur
Mais je me souviendrai par-delà le trépas
Des instants merveilleux que j’ai vécus là-bas.

 

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