Pauvres de nous mes soeurs

 

Pauvres de nous mes sœurs.

Ah ! Mes sœurs chéries, vieillir, c'est la cata

Notre peau dégringole sans qu'on sache pourquoi

Fini les tops sans manches, c'est le bras qui flétrit

Pour le monokini c'est plus la gloire non plus

Si on resserre tout ça dans un maillot gainant

La fesse se fait la malle en nous parant les cuisses

D'une belle culotte de cheval qui tremblote un peu trop

Garnissant d'une belle bosse nos jambes de pantalons

Au moindre petit pas, on ne voit plus que ça.

Mais dans quelques années que va-t-il nous rester

A laisser au dehors pour juste un peu bronzer ?

Et puis faut aérer aussi toutes ces chairs molles.

Et bien moi je le sais. Vous ne devinerez jamais

Ce que même à cent ans il nous reste à montrer

Sans honte et sans vergogne et même avec fierté

Mesdames soyez en sûres vous avez de beaux restes

Et je dirai même plus vous en avez même deux

Et bien non, c'est pas ça, faut pas rêver quand même

Moi, je vous parle en sœur des chefs d'œuvres en péril

Nous sommes comme de vieux pulls suspendus sur un cintre

Ceux qui se laissent aller pour terminer informes

Oui, mais que veut-elle dire quand elle parle de beaux restes ?

Je parle de nos épaules qui, quoi que nous fassions

Seront toujours là haut pour soutenir tout ça

Qu'elles soient en porte manteau ou même un peu tombantes

C'est bien le seul endroit où la peau reste fringante

Même par le poids des ans ne se ridera pas.

Alors profitez en, cette année, c'est la mode

Des tee-shirts manches trois quarts, décolletés à bretelles

D'où sortent comme deux beaux fruits nos épaules rondelettes

Achetons en trois d'un coup, il faut de la réserve

Car on n'a pas fini à notre âge d'être sexy

Bernadette

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