Pénible embargo

Pénible embargo

 

 

 

 

Je  regarde sans fin les souvenirs d'hier

Photos blasphématoires aux senteurs bonheur

Me rappellent combien mon avenir peu fier

N'a plus rien de commun, et s'écoulent mes pleurs

 

Toute seule dans le noir, je rumine en solo

Ce qui aurait pu être et qui ne sera  pas

Ce rêve inaccessible n'est plus que trémolos

Tu as tiré un trait, adieu la baraka

 

Engluée de chagrin, je reste anéantie

Je n'ai plus goût à rien. Complètement paumée,

Je me tords de chagrin devant tant d'avanies

Tous mes plus grands désirs s'envolent en fumée

 

Je t'écris des poèmes sans espoir de retour

Sans savoir si tu prends la peine de les lire

Je retourne le couteau encore et toujours

Dans cette plaie à vif me déchirant le cœur

 

Cette lame brillante, acérée s'enfonce

Ravivant ma douleur, créant le désespoir

Ne trouve pas les mots, redoute la semonce

Des cauchemars obscurs qui peuplent tous mes soirs

 

Tel un bateau maudit, je m'enfonce doucement

Epave à l'abandon à jamais immergée

Dans une eau glauque et froide aux putrides relents

Activés par les vagues d'une mer démontée

 

Un soupçon d'amitié, un atome de tendresse

Suffisent à mon bonheur, serait-ce encore trop ?

Pour amoindrir un peu le poids de ma détresse

Et lever pour de bon ce pénible embargo

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