Poète , mon ami.

 

 

 

 

 

 

Mon poète, mon vieux copain.

 

 

Je ne t’avais pas lu

Comment aurais-je pu

Ne fût-ce qu’un instant

Me douter sans savoir

Que de nos souvenirs

Il t’en restait autant ?

Mais là, en te lisant

Plein d’images reviennent

Dont celles de ta mine

Que l’on ne voyait pas

Cachée par ton humour

Léger ou corrosif

Mais avec un crayon

On peut faire tant de choses

Quand la mine est solide

Alors, mon bon vieux Jacques

Repense à nos tirades

Le cul sur le vieux banc

Notre petit Saint Germain

Dans notre tête : Paris

Merci par cette chaleur

D’avoir grimpé la route

Qui mène jusqu’à moi

Je vais tout rassembler

Pour que tu puisses aussi

Juger de mon crayon

Car grâce à tes écrits

Je me sens rajeunir

De plus de quarante ans

J’en suis toute guillerette

 

Trois quatre ans ont passés

Mon poète vit tout seul

Dans une petite chaumière

Presque comme un ermite

Il rimaille tout bas

Et hurle sa détresse

Contre ce putain de sort

Qui l’a anéanti

Très malade, presque aveugle

Je ne peux rien pour lui

Mais malgré l’éloignement

Il restera toujours

Mon poète, mon ami.

 

Bernadette

 

 

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