Psyché et Cupidon

 

Psyché et Cupidon

 

Ô toi, belle Psyché, rivale de Vénus

Brûlant d’un fol amour  pour le beau Cupidon

Cet imbécile heureux, mal coté à l’argus

Qui voulait te cacher ses muscles d’avorton.

 

De suite il t’ordonna de garder les yeux clos

Pour rester invisible à ton regard gourmand

Espérant  camoufler sa maigre libido

Car ce grand Dieu d’amour était un piètre amant.

 

Et tes sœurs, ces infâmes, amenées par Zéphyr

Folles de jalousie et de curiosité

Persiflent avec ardeur d’oublier le plaisir

Cet homme-là n’est qu’un monstre, il va te dévorer !

 

Terrifiée à l’idée de n’être qu’une proie

Par une nuit sans lune, lampe à huile à la main

Tu lui rôtis l’épaule, te voilà en émoi

Car la malle, il se fait, sans le moindre câlin.

 

Adieu, nuits douces et chaudes, tu es triste à mourir

La rivière t’appelle, tu voudrais t’y noyer

Pas d’accord, le dieu Pan t’envoie reconquérir

Celui que de ton cœur tu n’as pu effacer.

 

Et Vénus en profite pour te damer le pion

Tu deviens son esclave, tu es en plein marasme

Ses coups de pieds au cul t’écrasent croupion

Elle te croit le jouet, l’objet de ses fantasmes.

 

Réveillé en sursaut Cupidon tend son arc

Pour tirer, sans viser, droit au cœur de Psyché

Elle lui dit en riant, suis moi, je vais au parc

Contempler la sculpture, viens me faire un baiser.

 Bernadette

 

 

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