Quand j'ai lu...

 

 

Quand j'ai lu...


Quand j'ai lu ton poème ô mon cher troubadour
Je l'avoue, malgré moi, mon sang n'a fait qu'un tour
Tu me semblais si triste et puis si malheureux
Que d'un coup de mon ciel s'est effacé le bleu

J'espère que cet écrit n'est qu'un fond de tiroir
D'un jour gris où sans foi tu voilais le miroir
D'une vie sans chaleur gavée de solitude
Où rien n'avait le goût d'une douce plénitude

Peut-être que la mort te donnerait tout çà
Qu'adviendrait-il de moi si tu n'étais plus là ?
Je ne serais plus rien qu'un vieux fantôme errant
L'âme en peine, le cœur lourd, à mon corps défendant

Je partirais sans but vers des lieux tristes et froids
Sans envie de partages, tuant tous mes émois
Remémorant sans cesse tes caresses de plumes
Trempées dans l'encre noire d'une poésie posthume

Tu m'as nommée ta muse, alors je revendique
Le droit de le rester et d'être la musique
Qui te feras, pleurer, danser, rire ou chanter
Mais jamais, non jamais, d' avant moi t'en aller.

Bernadette


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