Que faire ?

Que faire ?

 

Que faire pour effacer le chagrin qui l'obsède

Et comment oublier ces si beaux souvenirs

Qui reviennent sans cesse, nostalgie obsolète

D'un trésor sans pareil dont elle ne peut jouir

 

La vie est ainsi faite que reste sur la grève

Les caresses d'un soir créant révélation

Puis le reniement des non-dits dont on crève

Pour la crédule amie, ah, quelle punition

 

Deux cultures différentes qui se conjuguaient bien

Deux âmes à l'unisson, remplies de gratitude

Qui pouvaient s'épouser à la voix du muezzin

Maintenant le silence pleure sa solitude

 

Deux êtres différents, mais pourtant si semblables

Prônant la liberté, refusant les attaches

Malheureux comme des bêtes, qu'elle est triste la fable

Quand la vie n'est pour eux qu'une misérable tâche

 

Têtu comme pas deux, il refuse les plaisirs

L'ignore, la fait souffrir, part sans se retourner

Et adieu le bonheur, de leurs communs désirs

Il fait cavalier seul, sans même s'expliquer

 

C'est bien la que réside l'immense différence

D'un cœur tendre et sincère cherchant consolation

L'autre devenu sec par le malheur intense

D'avoir été floué, chasse ses illusions

 

L'histoire ne peut finir pour un voyage raté

Il sait bien que jamais, elle ne lui en voudra

Elle meurt à petits feux, pense aux moments passés

Et pourtant, s'il le veut, un jour elle reviendra

 

Se trainer à ses pieds, faire œuvre d'allégeance

Vivre un temps dans son ombre, sans aucune obligeance

Envolée sa fierté, rien n'a plus d'importance

Que ces instants si doux à sa pauvre existence

 

 

 

 

 

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire
 

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site