Saleté de douleur

 

 

 

 

 

 

 

 

Saleté de douleur

 

Saleté de douleur, quand me quitteras-tu ?

Tu m’arraches des cris comme une plaie béante

Qui suinte ses humeurs, en silence, tu tues

Mes envies de bonheur,  tu es désespérante

 

Moi, jadis si battante, souriante et joyeuse

Je ne sais plus rêver, j’ai ne sais que penser

A ce mal qui m’étreint, intuition douloureuse

D’un avenir bâti sur un fleuve asséché

 

Coulant sans affluents pour faire danser ses flots

Qui meurt de n’avoir plus rien de valorisant

Pour porter le fardeau, et tarir les sanglots

D’une vie sporadique, rythmée par le néant

 

Plus rien ne vient m’aider à relever la tête

Solitude insolente provoquée par l’absence

De tout ce qui était, pour moi, la  raison d’être

Il n’y a que nuages  et sombre déchéance

 

Envolés les plaisirs de croire aux jours meilleurs

Perdu dans le brouillard des questions sans réponse

Mon esprit souffre en vain et se noie dans les pleurs

S’égare de plus en plus et doucement s’enfonce

 

Dans le gris d’un chagrin, désespoir imbécile

Tu disais revenir, mais le temps se fait long

Pour que je puisse enfin de ces ombres débiles

Tirer des conclusions, vraiment, je tourne en rond

 

Force-toi, n’attends plus, le temps est assassin

Il se joue de nous deux, il  t’empêche d’oser

T’arrête dans tes envies en y posant des freins

Et  toute cette aigreur t’interdit d’avancer

 

Pourtant, tu le sais bien, pas le moindre reproche

Ne m’effleure l’esprit, je ne sais pas mentir

Mon cœur est ainsi fait, il est un peu fantoche

Quand il s’agit de toi, il ne peut que mollir

 

De ces quatre longs mois de souffrances indicibles

Je garde les stigmates d’un destin infernal

Qui me rend suppliante, ça en devient risible

Mais jamais ne pourrai y mettre un point final

 

J’attendrai à demain et jusqu’à la folie

Que cesse ton malaise, que l’envie te revienne

De me revoir un jour, ô suprême embellie

Qui me rendra heureuse comme une collégienne

 Bernadette

Je reviendrai vas, quand mon tourment s’apaise

Je reviendrai vas quand s’en va  mon malaise.

Abdel

 

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