Sans souci du meuzzin

sans souci du meuzzin

 

Sans soucis du muezzin

 

 

 

Il s’appelait le sage, il se pensait trop vieux

 

Pour s’avouer enfin l’amour qui le rongeait

 

Il vivait de regrets, se rendait malheureux

 

Barricadait son cœur et soudain se taisait

 

 

 

Elle, sûre de l’aimer, ne savait plus que faire

 

Doutait de leur histoire, jusqu’à la renier

 

Plongeait dans la détresse, devenait suicidaire

 

Sans pouvoir oublier son amour estropié

 

 

 

Lui, petit à petit, dénouait les amarres

 

Le retenant au port d’un souvenir fané

 

Il permettait enfin à ce sentiment rare

 

D’éclore doucement pour mieux le savourer

 

 

 

Quand elle l’avait connu, elle guerroyait sans cesse

 

Encaissant les coups bas d’un destin sans pitié

 

Leur sublime rencontre au goût de folle ivresse

 

L’avait emportée loin dans des rêves dorés

 

 

 

Et dans les vieux printemps, malgré les plis de l’âge

 

Si les deux amants fous le désiraient vraiment

 

L’amour s’installerait sans le moindre nuage

 

Le bonheur fleurirait leur âme intensément

 

 

 

Mais pourquoi donc veut-il qu’elle l’appelle sage ?

 

Il  sait pourtant combien est grande  sa folie

 

Ils doivent en profiter avant le grand voyage

 

Vivre à fond leurs désirs, se moquer de la vie

 

 

 

Elle ne serait plus une femme adultère

 

Il pourrait la garder jusqu’au petit matin

 

Au creux de son épaule, cette douce panthère

 

Libre comme le vent, sans soucis du muezzin.

Bernadette

 

 

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