Souffler la flamme

Il faut souffler la flamme

 

 

Puisque tu es parti sans le moindre regard

Me laissant sur ma faim, dans le creux de la vague

Il ne me reste plus qu’à combler le retard

Du temps perdu en vain dans cette énorme blague

 

Elle avait commencé comme un conte merveille

Ou tout se mariait pour un tout grand bonheur

Elle se termine ici, il serait démentiel

D’encore vouloir y croire, ça me crève le cœur

 

Bien fait, folle insouciante aux rêves vagabonds

Tu aurais dû rester froide à tous les émois

Tuer l’espoir ancré, casser les violons

Qui te faisaient vibrer en édictant leur loi

 

Pauvre poupée de son à l’âme assassinée

Tu erres pour toujours dans le courant infâme

D’une vie sans pardon, pour toi l’énamourée

Il n’y a plus d’après, il faut souffler la flamme

 

Ne joue plus à ces jeux qui te brûlent les ailes

Tes blessures cuisantes ont un goût de malheur

Prends tes jambes à ton cou, goûte à la bagatelle

Mais jamais, plus jamais, ne fais don de ton cœur

 

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