Une larme d'étoile

 Une larme d'étoile

 

Une larme d'étoile accrochée au nuage
Scintillait faiblement par une nuit sans lune
Cumulus taiseux, pour planète de feu
Rien ne les destinait à être un jour heureux
Mais quand vint la tempête le nuage trembla
Gémit, se déchira, et le vent le poussa
Là-bas, toujours plus loin de la petite étoile
Qui toute seule dans son coin soupirait de chagrin
Quand le vent se calma, et que revint la nuit
De fines traînées de soie où tremblait une perle
S'approchèrent doucement de l'étoile engourdie
Les voilages de brumes bientôt se refermèrent
En grands bras protecteurs et caresses douceurs
Regarde, je suis là, sans toi ma vie est triste
Murmurait doucement le gentil cumulus
L'astre l'a inondé de paillettes dorées
Pour le remercier de lui être revenu
Depuis toutes les nuits, on peut voir une étoile
Ou peut-être un nuage, on ne sait pas très bien
Pourquoi ce cocon blanc diffuse tant de clarté
Mais peut-être après tout qu'à force de se chercher
Le nuage et l'étoile se sont enfin trouvés
Alors toutes les nuits, pour ne plus s'égarer
Ils se noient l'un à l'autre et Eole peut souffler.

 

Bernadette


 

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