A Leila

 

 

 

A Leila

Tristes soirs où grandit ma solitude amère,
Un spleen si fort m'étreint et resserre son enclos
Sur mon cœur éprouvé. Sans saveur sont mes mots
Quand le rêve s'enfuit du champ de ma misère.

Meurt en moi le soleil dans un pan de noirceur.
Mon cœur devient exil où se forgent des glaces.
Et ne vient m'investir qu'une lueur fugace,
Des débris d'un passé, un restant de douceur.

Pourquoi rêve mentir, pourquoi destin me nuire.
J'ai mon amour perdu. Ne vous suffit mon deuil.
Ô femme, ô Leila ! Œuvre est te séduire !
Je rime ta passion dans un sombre recueil.

Ma peine tu liras, ainsi que l'espérance.
Mon verbe te plaira comme un printemps raté
Que sillonnent des vers dans une folle errance.
Ô femme, ô Leila ! Mon espoir relaté.

 

Abdel. 

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