Errance poétique

 

 

Errance poétique.


Permettez-moi poète une gauche errance.
Dans la cité des mots, j'ouvre une délinquance.
Ma rime nique le pied mais honore le vers.
Je suis un hors la loi, un sadique, un pervers,
Un athée prosodique au verbe exotique,
Un colporteur sans nom des écrits chimériques
Qui chanteront Leila, qui chanteront l'amour
En refrains mélodieux, le restant d'un parcours.

Je vous mentais souvent, à propos de ma muse.
(Mais le mensonge est beau quand le lecteur excuse.)
Je n'en ai point, à moins qu'elle ne soit Leila.
Vous le savez trop bien, elle est partie celle-là.
Elle était toute ma prose et toute ma musique.
Je récoltais des vers dans son lit syllabique
Où ma plume dansait. Tendre était l'univers !
Des printemps de Leila, je chauffais mes hivers.


Ma plume, je la tenais, mais Leila écrivait.
Elle trouvait la rime en ignorant les pieds.
Leila faisait mes jours en éclairant mes nuits
Elle me souriait pour chasser mes ennuis.
Leila faisait mes joies en effaçant ma peine
Perfusait sans garrot, son amour dans mes veines.

 

 

 

Abdel

 

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Commentaires (1)

1. Marie (site web) 20/03/2009

Vos vers sont magiques, vos mots transcendent votre génie poétique. Bravo

Marie

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