Je voudrais

Je voudrais

 

Je voudrais d’un matin né d’un terrible éclat
Effacer la laideur de nos hivers, Leila
Et semer l’avenir de touffes d’espérance
Si jamais tu reviens guérie de ton errance.

Dans l’âtre de ma vie terni et refroidi
J’ai allumé un feu pour déloger l’oubli
Le gel, l’ennui, la nuit et l’âpre solitude
De mon être infesté par tant d’incertitudes,

Lorsque l’amour fugueur habita ton esprit
Et qu’un soir tu partis me laissant un écrit
Maudissant la saison qui nous a fait connaître
Les symptômes d’aimer en de grands cours de maître.

Mais malgré ton départ, je respecte l’amour,
La raison de nos cœurs ; espérant ton retour
Je rime mon désert et dis son amertume
par mon silence encré s’exprimant de sa plume.

J’ai prié cependant les dieux de mon destin
Et noirci de mes vers disposés en quatrains
arrangés sur ma plage inondée de tristesse.
Hélas Leila hélas, tu ne sais ma détresse !

Je garderai de toi mes plus beaux souvenirs
Et quand je partirai pour ne plus revenir,
Que le ciel attendri veuille mêler nos cendres
Dans l’urne de la paix puis sous terre l’étendre.

Vois-tu ce qu’est Aimer au détriment de soi
Jusqu’au-delà du monde en renforçant sa foi.
Vois-tu ce qu’est Aimer jusqu'à la démesure,
Jusqu’à la fin des jours, jusqu’à la lente usure.

Abdel

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire
 

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site