La diseuse de bonne aventure

La diseuse de bonne aventure

Ô toi qui sais ouvrir dans mes yeux une page
Pour y voir l'avenir en lointains horizons.
Toi qui sais écouter mon amour et ma rage
Quand mon cœur ouvre nue sinistre sa prison.
Dis à la dame en feu que je ne l'aime guère,
Que mon sort est un vent, ma voie une bohème.
Lis les traits de ma main ; y vois-tu un repère ?


Si ! Ô toi qui vis seul dans un rêve erroné
Je prédis dans ta vie une fine tzigane
Dans un pays mouvant, un trône abandonné,
Au-delà des déserts, au-delà des savanes
Où un peuple oublié marche au gré des saisons,
Des astres, des soleils par là où l'herbe pousse.
Des gens qui bâtissent en toiles leurs maisons
Et qui n'ont comme dieu qu'une douce croyance.
Mais mon fils, rien n'est sûr, ton chemin est malheurs
Sous tes pas des périls, des fauves à tes trousses,
Des abîmes profonds, d'impossibles hauteurs,
Des courants sur la mer, sur terre des secousses.
Une longue odyssée est ta voie, ton amour ;
Tu iras malgré tout par-delà ces montagnes
Retrouver ton destin, tu seras de retour
Quand verdissent les champs et fleurit la campagne.

Ô toi qui sais ouvrir le livre de l'espoir
Parle-moi de ce feu qui veille dans mon âtre,
Terrible Leila, veut-elle me revoir ?
Sait-elle que ma vie n'est qu'un sombre désastre ?

Abdel

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