La fugue de Leila

La fugue de Leila

 

 

 

 

Oh laissez-moi poètes, proie à mes tourments ;
Vous aviez sans doute connu pareils moments.
Quand l’amour vous quitte et rien ne vous console,
Plus rien ne vous êtes, vous perdez vos boussoles.

Leila s’en est allée et moi, à sa recherche
J’ai marché douze nuits et continue ma marche,
Frappé à mille portes, fouillé mille maisons.
Sa trace sur mes dunes, mais rien à l’horizon.

Connaissez-vous Leila ? C’était une princesse.
Son royaume déchu, je l’avais reçue hôtesse
Dans ma fraîche oasis, déçue et malheureuse.
Puis, de moi, un jour, elle devint amoureuse.
 
Ne sais vous la décrire, elle est étincelante.
La nuit noire, étoile ; le jour, fée charmante.
Nos cœurs ont fusionné et fait une alliance ;
Je voyais mes vieux jours avec tant d’assurance.

Leila s’en est allée, que deviendrai-je poètes ?
Mon désert a fleuri et mon aventure s’arrête.
J’avais cru en l’amour, ce sentiment complice
Qui nous fait miroiter que charmes et délices.

 

 

 

 

Abdel

 

 

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