Oublions

 

Oublions!


Oublions tendre amie notre rêve océan
Et aimons bien le lac perdu de nos broussailles.
Corrigeons nos faux pas avant que tout soit néant
Cessons ce jeu mortel qui intrigue nos entrailles.

Je mesure l'instant et jauge sa ferveur
D'une étrange teneur, il est un impossible.
Quoiqu'il soit une ébauche et qu'il ait la saveur
D'une belle aventure, il demeure indicible.

Il n'aura point de nom, vulgaire passager
Brumeux et nuageux qu'une quête dévore.
Il revient souvent de ruses soulager
Nos cœurs alanguis et y loger ses spores.

Oublions nos années quoiqu'il en soit amer,
Mais le monde est si grand, plus grand que tous nos rêves.
Il y aura quelque part un cœur comme la mer,
Vaste, bleu et profond, empli d'amour sans trêve.

Le mien a sa blessure ouverte, tel fruit mûr.
Seule Leila saura panser sa meurtrissure
D'un sourire blanc, mon dieu que j'en suis sûr !
Alors j'oublierai ma plaie et mon usure.

Madame voyez-vous, je traîne un vieil amour
Vivant mort, loin de moi, ses racines ancrées
Dans l'abysse du temps, ce serait pour toujours.
Il faut qu'un amour meure pour qu'un autre se crée.

Abdel

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