Troubadour de Leila

 

 Troubadour de Leila

Il habite un voyage aussi grand que le monde
Et sa vie toute n'est qu'une pacifique onde,
Un oued oublié aux confins d'un désert,
Où pleurent tendrement de nostalgiques vers.

Troubadour esseulé par le courant de l'âge,
Il regarde passer dans le mort paysage
Le bleu matin moqueur et la douleur du soir
Où s'entend un écho colportant de l'espoir.

Un jour il partira noyer l'âpre veuvage
Dans son pays rêvé, dans un ultime ancrage ;
Il trouvera l'amour, comme l'or, l'orpailleur.
Et son cœur s'ouvrira sur un destin meilleur.

Il dira tous ses maux à Leila bienheureuse
Qui pansera sa plaie de sa main guérisseuse.
Il chantera sa joie d'un air de ses vingt ans
Et elle dansera cette valse d'antan.

Abdel

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