Une nuit vagabonde

Une nuit vagabonde

Une nuit vagabonde

 

Dans un rêve étoilé, une nuit vagabonde,

Des astres rayonnants effaçaient la laideur

Qui teintait par moments les rebonds de ce monde,

Quand Leïla m’apparut dénuée de splendeur.

 

Je portais un bouquet de roses malheureuses,

Depuis que le destin opposait nos chemins.

« Elle avait pris le sien vers des contrées hideuses

Emportant mon amour, un de ces gris matins ».

 

Elle avançait vers moi d’un air plein de mystères,

Le visage illisible et sombre le regard.

Je regardais son pas ; j’y voyais des misères,

Des amours avortées en cet instant hagard.

 

Lorsqu’elle fut près de moi, mes fleurs s’épanouirent

Pour faire un gai printemps à Leïla bienvenue.

Le rêve chancelait, ses ponts s’évanouirent.

Solitude revint. Elle était toute nue.

 

Abdel





 

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire
 

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site