Diane ou Artémis?

Les ragots

 

On ne s’y retrouve plus, avec tous leurs ragots

On ouvre un bouquin sur la mythologie

Et paf ! On est perdu, complètement paumé

Ils changent de nom comme de chemise

Et de pays n’en parlons pas, ils sont partout.

Par exemple chez les romains il y a la Diane

Deux lignes plus loin la voilà qui s’appelle Artémis

Elle est née sur l’île de Délos, là-bas dans les Cyclades

Et parce que Apollon est né le même jour qu’elle

Le voilà d’un coup devenu son frère jumeau

Enfin, y’a sûrement quelque chose

Il parait que parfois, la  belle non contente d’être sa sœur

Lui emprunte son caractère et même ses forts attributs

Il ne reste au pauvre Apollon rien d’autre que sa beauté

Ce n’est sûrement   pas comme ça qu’un mâle

Pourra s’envoyer des nanas à foison

Elles en veulent bien plus que ça

 

Artémis, vindicative championne de tir à l’arc

Tue tous ceux qui la regardent de travers

Elle tire sur tout ce qui bouge sans la moindre hésitation

Obligeant le vieil Agamemnom à sacrifier Iphigénie

Ben oui, c’est de la que vient la chanson de Fernandel aussi

Mais ce n’était plus d’actualité, alors, il l’on changé en Félicie

Heureusement qu’elle lui a laissé la vie sauve

Sinon, on n’aurait jamais connu la chanson non plus

 

Puis l’autre Artémis, la refoulée, la jalouse

Qui a puni le pauvre Actéon meilleur chasseur qu’elle

Et pour être certaine d’avoir un gibier à sa portée

Elle l’a transformé en cerf boiteux

Pour avoir le temps de viser, mais raté, à coté

De rage elle l’a fait dévorer par ses chiens

Puis les a tués à leur tour pour ne garder aucun souvenir

 

Et puis l’autre, l’Artémis d’Ephèse, pas commune celle là

Elle se gavait d’amour à longueur de jours et de nuits

Comme il y avait déjà eu plusieurs naissances multiples

Dans cette drôle de famille dont Zeus était quand même le chef

Avec la capacité de sa fille à faire l’amour, ça n’a pas raté

Plein d’enfants sont naît qui n’ont jamais connu leur père

Dur dur pour la déesse de nourrir tout ce petit monde

Miracle ! Voilà qu’il lui pousse des mamelles sur tout le corps

Plus de carence, elle allaite, elle allaite à tour de seins

En criant à tue tête, allez venez, c’est qui qu’en veut ?

Je ne vends pas je donne ça me fait tant de bien.

 

Ben croyez-moi si vous voulez c’est pas celle là, qu’ils ont choisi.

Et si je me fie aux nouvelles, l’unique, la seule, la vraie

Elle est grecque, chaste, chasseresse et marche à reculons

Allez savoir pourquoi ?

 

 

Alors compris, fini les ragots,

Faut garder notre identité.

Pour notre gloire posthume. Compris ?

 

 

Bernadette

 

 

 

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