Jason

 

 

 

 

 

Jason

 

 

Gentil p’tit orphelin élevé par Chiron

Le vieux centaure épargné par Pirithoos

Parce qu’il n’avait pas souillé sa belle Hyppodamie

Il avait plein d’amis, dont trois qui s’appelaient

Héraclès et Thésée, et puis bien sûr Orphée

Il était d’une beauté à vous couper le souffle

Mais pas si parfait tout de même : Jason

Profiter comme il fit, de la pauvre Médée

Qui n’était jamais sortie de son île

Lui tuer son p’tit frère et r’nier son Popa

Et ben non, mon Jason, t’es pas si gentil qu’çà

Tout çà pour lui permettre sans trop se fatiguer

D’aller dépendre une peau de vieux bélier doré

Qu’on avait fait tremper dans de l’or en fusion

Avant d’la faire sécher sur le buisson ardent

Toutes les femmes étaient à ses pieds

Hédra, la déesse aux pieds nus, lui a fauché une godasse

Quand il lui fit traverser la rivière en la tenant dans ses bras

Avec ses mains posées on ne sait où ?

Il n’a jamais retrouvé sa chaussure et il est parti en boitant

Aphrodite aussi en était bleue, aidé par tout le monde

Même par le vieux roi Phinée que Dieu avait rendu aveugle

Pour le punir de son vilain penchant pour le voyeurisme.

 

 

Donc, la toison récupérée, il regagne son bateau

Accompagné bien sûr de la belle Médée

Le bateau, c’est « l’argo » et les marins des « argonautes »

D’où l’argot quand on dit : « grossier comme un marin »

Ils ont fait l’amour comme des malades pendant tout le voyage

Mais parfois, la nuit quand il dormait profond

Médée calmait ses insomnies à grands coups de marins

Enfin, un jour aux aurores on entendit : Terre ! Terre !

Ils étaient arrivés. Oui, bien sûr, mais le tonton veillait.

Tonton Pélias que c’était et paf ! La grosse bagarre

Pour reprendre vigueur Pélias prit un bain d’huile

Il est mort brûlé vif, panne de thermostat

Et voilà Jason roi, il en oublie Médée qui râle en silence

Il en épouse une autre, deux beaux enfants lui fait

Que Médée assassine sans le moindre remord

Pas encore d’avions, mais elle s’envole quand même

Sur un beau char en or, tiré par deux grands aigles

Vers l’île de Colchide, ses longs cheveux au vent

Et Jason meurt tout seul sur sa peau de mouton

 

Bernadette

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