Sahara, mon amour

SAHARA MON AMOUR

Duo BOUCHARBA & Maribel © juin 2005

Part. I

Brûle en mon cœur, sur mon feu invisible,
Immense mon Sahara. Je selle deux chamelles
Une pour moi, l’autre pour toi Maribel
Et j’amorce l’aventure, des moments indicibles.

L’erg est merveilleux, un océan immobile
Un léger vent ce soir fait et défait des dunes
Et des monticules du sable vierge, dégouline
Pas loin, là bas, du vert, une oasis, une île.

La voilà la longue caravane qui chemine en file
Un curieux petit monde sorti comme du néant,
Bien chargés les chameaux, les nomades souriants.
D’un pas lent et sûr, elle progresse tranquille.

Brûle en mon cœur, mon désert indocile
Semblance de figé mais jamais immobile,
Quand le simoun souffle soudain tu ondules
Comme une mer ocre qui jamais ne fabule.

L’oasis se profile déjà à l’horizon
Tandis que nos chamelles chaloupent
J’aperçois, des palmiers, les belles frondaisons ;
Et dans son eau claire je remplirai ma coupe.

Ahmed le chef méhari mène bien son troupeau
Sans jamais faillir, il connaît chaque recoin
De ce désert magique qui est le sien
A bon port nous irons avec ce « capitaine de bateau ».


Part. II

Conduis-nous méhariste vers cette verte escale,
Fraîche palmeraie où une eau claire ruisselle.
Sont rares tels endroits, ces perles du désert,
Éclatement divin d’un paradis sur terre.

Brûle en mon cœur le Tassili des Ajjer,
Ce plateau désertique où culmine le Hoggar,
Pays vers où affluent de partout des touristes.
Qu’en dis-tu Maribel, qu’en dis-tu méhariste ?

Demain mon capitaine, dès que le soleil décline
Sur la piste je serai, j’entamerai les dunes
De cette aventure poussée à son extrême.
Et vous, compagnons, en feriez-vous de même ?

J’en dis que cela me plait et que j’aime le voyage.
En tailleur sur ma selle, j’agrippe la Croix du Sud
Qui orne celle-ci, faisant bel écho au ciel-image
Où, dès de noir drapé, elle brillera avec certitude.

Nous nous réunirons alors autour du feu,
Ahmed fera le thé et nous offrira les loukoums
Parfumés à la rose et aux amandes pour mieux
Nous délecter ;  shoukrane Ahmed, salamalicoum.

Nous partageons ainsi ensemble le repas,
Sous la voûte étoilée qui nous fait une égide ;
Les djinns malicieux ne nous chercheront pas,
Nous dormirons auprès de notre guide.


Part. III

Finit sous nos sabots l’immensité de l’erg
Nous voici à présent en plein pays touareg
Plateau ocre rouge et massif volcanique
Erodé ce relief offre des vues féeriques.

Un autre rivage plongé dans le silence
Ce coin aussi désert est un paradis d’errance
J’espère y visiter les peintures rupestres
Sur ses flancs rocailleux, œuvre des ancêtres.

Et ce thé Maribel ? J’ai allumé un feu
Le méhariste me semble affairé un peu
Buvons nos souvenirs à notre santé
L’amour du Sahara est pour l’éternité.

Comment peut-on ne pas être amoureux
D’une immensité aussi belle et fabuleuse
Où mon enfance fut si douce et heureuse,
J’en garderais toujours des instants fabuleux.

Les dunes à tout jamais seront mes compagnes
Que je sois ici ou à des milliers de kilomètres ;
Merci ami de cette caravane que j’accompagne
Et que j’emporte dans mes rêves, pour être

Présente malgré l’absence, proche malgré la distance ;
Grâce à toi, ami, je m’en suis mise plein les yeux,
J’ai partagé ton thé et le pain cuit au feu,
Sahara chéri tu vis à jamais dans nos cœurs, présence !

 

 

 

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Commentaires (1)

1. moh 09/04/2008

trop beaux

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