Vous les hommes Vous les femmes

Vous les femmes, Vous les hommes.


Vous les femmes, vous le drame, la vive flamme,
Et je vous aime, et je vous crains, hélas mesdames.
Pour vous, l’amour s’endort aux pieds de votre charme,
L’amoureux est cet homme épris qui se désarme
Devant tant de beauté, se livrant corps et âme
Dans ce si trouble jeu depuis Eve et Adam.
De bon cœur je vous dis que je vous crains mesdames.
Vous maniez l’amour, le génie vous acclame !


Vous les hommes, vous les mâles, moi, je râle
Je ne peux pas me passer de votre présence
Pourtant l’amour qui pointe m’est souvent fatal
Et malgré tout cela je ne suis  qu'indulgence
Devant vos beaux sourires et vos belles cabales
On me targue bien trop souvent d’impertinence
Quand mon esprit pense non, mais, c’est quoi ce bal ?
Dans lequel je vous suis, ô folle insouciance


J’aime en vous l’épouse ou l’amante d’un soir
Qui sauraient refleurir le jardin de l’espoir,
En mon âme implanté comme dans un désert
Où hélas il ne pleut que des amours précaires.
Je voudrais m’abreuver à la source d’un cœur
D’un pur nectar extrait d’un éternel bonheur
Et sentir la lavande à fleur d’un tendre corps.
Jalouses, je vous crains, je quitte votre port.
Madame suivez-moi, nous irons bien au bal.
Egayons fort ce jour ! Faisons un carnaval !

Vous nous voulez épouses et amantes à la fois
Pour que  renaîssent en vous le bonheur et la joie
Pour nourrir votre ego nous sommes toujours là
Mais nous devons pour ça briller de mille éclats
Nous ne demandons rien d’autre que la tendresse
Pour que revivent  en nous, douceur et allégresse
Point de lavande pour moi car j’y suis allergique
Je ne m’aspergerai qu’à l’essence de colchique
Alors si vous voulez me séduire malgré tout
Emmenez-moi bien loin, peut-être serai-je à vous ?


Vous les femmes, un mot gentil et c’est l’éclair
Je vois l’amour ailé papillonnant dans l’air
Se frayer, étourdi, un chemin vers mon cœur
Et me sens pénétrer par ses fines douceurs.

Madame, je ne sais vous tenir quel discours.
J’ai tout dit, hâtons nous, je ne fais point la cour
Depuis si fort longtemps aux dames d’âge mûr.
Elles ont la magie et dans leurs cœurs si purs,
L’épave de leur passé amoureux s’engloutit.
Près d’elles, malgré moi, je me sens si petit.

Très loin je vous emmène à l’île de vos rêves
Pour irriguer AIMER d’une nouvelle sève.
Nous serons accueillis par une mêlée ivre
De poètes égarés, voudriez vous me suivre ?


Ah, vous les hommes, les beaux parleurs que voilà
Il ne faudrait pas que je tombe dans ce piège -là
Je suis si seule dans mon âme et dans mon cœur
Je pourrais me griser à toutes vos douceurs

Mon cher monsieur, vous avez vraiment du bagout
Pour enchaîner toutes les femmes à votre cou
Vous dites ne faire la cour qu’à des fruits mûrs
Qu’elles seules savent vous faire grimper aux tentures
Ne vous y fiez pas elles sont restées très vertes
Elles peuvent vous tuer en jouant les coquettes

L’île de leurs rêves n’est pas si loin que çà
Il leur suffit d’un rien pour voir le nirvana
Une question se pose à mon esprit pratique
Qui donc va débourser pour ce rêve chimérique ?



Venez, ce n’est là guère un piège que je tends.
C’est mon cœur maladif, usé, qui vous attend
Sur le quai de l’amour où s’annonce le train
D’une partance vers des horizons lointains.

Je saurai d’un seul mot briser la solitude,
L’ennui, le désarroi, le doute, l’inquiétude
Et, faire éclore en l’âme un éternel printemps.
J’ai un divin secret pour arrêter le temps.

Madame, je ne sais de mon cœur vous exclure.
N’ayez crainte, grimpez, la vie c’est l’aventure.
Je suis cet homme qui hante votre sommeil
Proposant lune rousse et lumineux soleils.


Votre verbe est si beau que j’en suis attendrie
votre coeur a souffert et tout votre être crie
Mais comment résister à votre invitation
Si le mien n’en peut plus cherchant révélation

La solitude m’étreint plus souvent qu’à mon tour
Je reste dans mon coin en attendant l’amour
Le printemps annoncé est si beau, mais pourtant
J’en ai tellement bavé que j’hésite un instant

Les hommes m’ont fait si mal que je me suis fermée
A toutes leurs attaques à toutes leurs simagrées
Ne me promettez pas trop de grandes merveilles
J’aurais trop peur que ce bonheur ne soit que fiel



A de bons sentiments vous voilà revenue
Et heureux me voilà, flottant comme une nue
Dans un ciel où je vois nos joyeux lendemains
Briller d’un rose éclat, l’amour entre nos mains.



Je me risquerai donc dans votre paradis
Vous êtes si convainquant que mon cœur est surpris
Si un jour par malheur vous me faisiez souffrir
Je le jure sur ma vie, je pourrais en mourir.

 

 

 

Bernadette et Abdel

 

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Commentaires (3)

1. LadyOslo (site web) 11/07/2009

Bonjour à vous deux,

J'ai bien aimé: " Vous les hommes, Vous les femmes!" et j'ai bien aimé votre ballade! Bravos à tous les deux.

2. fati 04/01/2008

c'est adorable

3. alcan 12/11/2006

super ma chèèère ;o)

bisous

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