Hors du temps

Hors du temps


Je pensais au passé, au printemps de ma rose,
Et, distrait j'arpentais le chemin vagabond
Qui serpentait grisé jusqu'au profond vallon
Où coulait gai un flot, car ce lieu me repose.

Le temps flottait, figé, teinté couleur épave.
Il faisait jour et soir à la paisible enclave,
A l'ombre ressemblait la mourante clarté
Quand Leila m'apparut dans toute sa beauté.

Elle venait souvent goûter à l'ermitage
Et me trouver assis sur un rêve volant.
Je me voyais au seuil d'un rendez-vous galant
Et souriais du coeur au cœur de mon nuage.

Aurore était Leila et moi, brumeux poète
Se nourrissant de mots et du chant des oiseaux.
La faune l'observait et du ciel et des eaux.,
La flore frémissait, c'était comme une fête.

Abdel

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Dernière mise à jour de cette page le 28/12/2007

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