LE SOLEIL AVEUGLE
Mon dieu que je m'égare !
Souvent, l’esprit ailleurs,
Sans quitter mes lieux,
Déjà, je suis quelque part.
Mon dieu que je m'égare
Dans ce monde désert !
N'étant pas de la foule,
N'étant pas de la houle,
Je suis d'un horizon
Qui se renouvelle chaque jour.
Je suis un voyageur
Qui traverse sa vie,
Enveloppé d'une ombre,
Venu d'une tornade,
Par des pistes perdues
Dans le vague d’une mémoire.
Mon dieu que je m'égare !
Seul, au bord d'un exil.
Seul, au bord d'un asile.
Et comme un vagabond,
Je quémande l'amour,
Parfois une aumône
A des coeurs insensibles.
Mon dieu que je m'égare !
J'ai le corps. Je n'ai plus l'âme.
Dans le feu de l'action des hommes,
Rien ne me concerne.
Pas la moindre étincelle.
Je suis d'une nature morte,
D'une cinquième saison,
D'une quatrième dimension,
Et d'un grand mystère.
Mon dieu que je m'égare
Dans cet univers
Où se proclame roi,
Le soleil aveugle des incertitudes
Et, reine, la plus pure déraison
Abdel
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