
Nuit blanche
Le jour replie déjà ses ailes transparentes
Alors qu’un soleil géant finit sa course lente
A l’horizon rouillé, aux portes des abîmes
Ne laissant qu’une lueur, rayonnements ultimes.
Puis la nuit immense conforte ses colonnes
A elle, souveraine, la terre s’abandonne.
Le jour faible s’éteint dans ses ténèbres denses
La vie toute est une ombre, véritable sentence !
Et brillent les étoiles, nos rêves argentés,
Cirque de lumière et clartés pigmentées
Sur la toile sombre tissée d’une noirceur
Silencieux spectacle d'une infinie douceur.
Moi, j’attends l’aurore, ma seule vérité
Porteuse d’un espoir dans sa maternité
Elle m’ouvre un jour long comme une saison
Et me remet la clé qui ouvre l’horizon.
Abdel.
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